Flea

Flea
Nous allons changer de registre (pas radicalement mais nous en changeons quand même) voilà, pour Jeanne j'ai décidé de mettre un bassiste sur ce blog...Pour Jeanne toujours ce bassiste devait être Flea (Red Hot Chili Peppers vous connaissez?) je m'attaquerais ensuite à John Paul Jones, autre virtuose du genre.

Pilier incontournable de la rythmique des Red Hot, de part son jeu, sa technique et son groove à toute épreuve, Flea apporte beaucoup au groupe, en y incorporant son style qui s'est affirmé au fil des années, grâce aux groupes d'horizon différents auxquels il a collaboré. Michael "Flea" Balzary est donc né a Melbourne en Australie, le 16 Octobre 1962. Après le divorce de ses parents, qui se fait durant son enfance, sa mère se remarie à un Musicien de New York, Walter Urban Jr, et ils décident ensemble de déménager à New York en 1967. Walter devient vite la principale influence de Flea et l'initie rapidement à la trompette. Le (beau)père de Flea n'est pas souvent chez lui, à cause des fréquentes tournées qu'il fait, ce qui se traduit en 1973, par un nouveau déménagement qui les conduit à Los Angeles. Notre futur bassiste change donc de lycée et se retrouve dans le "Fairfax High School"...

À cette époque, il commence déjà à faire parler de lui, en étonnant ses profs qui sont stupéfaits par son niveau musical. Rapidement, il rentre dans l'orchestre junior philharmonique de Los Angeles, et est rapidement le chouchou de ses profs. Mais Flea n'apprécie pas trop l'école, ses camarades le charrie a cause de son accent et de sa vision différente de la musique (pour rappel, on est en pleine période disco...) En effet, les préférences de Flea se tournent plus vers la soul et le Jazz. Des artistes comme Ornette Coleman, Dizzy Gillespie et Miles Davis sont ses préférés de l'époque.

Flea rencontre Antony Kiedis le futur chanteur des Red Hots, à l'université... et comme Flea, Antony adore délirer ! Un de leurs plus dangereux passe tempsétait de sauter dans des piscines à partir d'hôtel ou de grands buildings. En 1979, Flea et antony rencontrent Hillel Slovak et Jack Irons, et après avoir fait suffisamment connaissance, ils formèrent ensemble un quartet local, du nom d'Anthym, qui deviendra par la suite les Red Hot Chili Peppers. Hillel lui fait écouter Jimmy Hendrix à l'âge de 14 ans, et c'est une révélation pour Flea qui veut changer d'instrument... Hillel lui conseille d'essayer la basse.

À partir de ce moment, il commença à jouer de la basse et malgré qu'il n'en connaissait la fonction exacte, il avait un talent naturel vis à vis de cet instrument... En 1981, Flea commence a faire des tournées avec un groupe de punk : Fear. Après quelques temps, il se voit offrir une place permanente au sein du groupe, mais il décline l'invitation.

En 1985, Flea se marrie avec Loesha Zeivar, mais ils divorcent finalement après 5 ans de vie commune, ce qui ne leur a pas empêché de faire entre-temps une fille du nom de Clara qui est née le 16 Septembre 1988.

Clara apparaît souvent à des concerts des Red Hot, ainsi que dans le clip vidéo d'Aéroplane, de plus malgré son jeune âge, elle a déjà commencée à jouer de la batterie.

En 1993, River Phoenix, un des meilleurs amis de Flea, décède ce qui le rend assez triste, ce qui ne l'empêche pas de jouer un rôle mineur dans "My Own Private Idaho". Flea achète aussi une Mercedes qui est peinte avec toutes les teintes d'un arc-en-ciel.

Il développe avec la complicité de Modulus son modèle signature, qui est la Flea-Bass (manche graphite, électronique active, config de micros style Music Man Stingray).

Comme si ça ne suffisait pas, notre moustique a des projets extérieurs : album solo, et beaucoup de projets avec des artistes comme Stephen Perkins, Perry Farell, Henry Rollins, Cheikha Rimitti... Il a joué avec Henry Rollins et Tom Morello (guitariste de Rage Against The Machine) pour le single "Small Soldiers", ainsi que pour le single d'Alanis Morisette " You Oughta Know" avec l'aide de Dave Navarro... En 1996, Bass Player Magazine lui décerne le titre très convoité de "Bassiste de l'année" ce qui fait de lui un des bassistes les plus influents de ces 10 dernières années...

Avec l'expérience qu'il a acquise durant ces années, Flea n'est plus seulement un musicien à part entière, c'est aussi un showman qui ne manque pas une occasion d'improviser sur scène, ainsi que de choquer son public !

# Posté le mercredi 09 novembre 2005 10:06

Modifié le jeudi 14 juin 2007 02:50

Fender - Stratocaster

Fender - Stratocaster
Bien que j'ai horreur du style des stratocaster (je reconnais bien sûr que le son est plus qu'excellent, ne me faites pas dire ce que je n'est pas dit) et que je préfère les Gibson (je n'ai pas dit que les Gibson étaient mieux que les Fender j'ai dit que je préférais Gibson) je sais que certaines personne m'en voudraient si je ne faisais pas apparaître sur ce blog la guitare de prédilection de ces nombreux guitaristes qui nous font tour à tour rêver...

Le nom de la stratocaster est lié avec celui de son créateur Mr Léo Fender (1909-1991), grand innovateur de l'instrument.L'histoire de ce personnage peu ordinaire commence en 1909 par une naissance dans la grange de ses parents, située entre Anaheim et Fullerton dans la région de Los Angeles.Aprés des études de comptabilité Léo se lance dans l'électronique en fabricant des amplis et du matériel de sonorisation.

Vers 1939 il ouvre son magasin et fait la connaissance de musiciens qui cherchaient à amplifier le son de leurs guitares «Lap Steel», d'où ses premières recherches dans la direction de l'instrument.

Aprés la guerre vers 1945 il fonde une compagnie qui fabrique des guitares hawaïennes électriques et des amplificateurs.En 1948 l'idée de construire une guitare à caisse pleine (Solid-body) commence à prendre de l'importance et en 1950 il réalise son voeu qu'il nomme: Esquire puis prend le nom de Broadcaster pour arriver à Télécaster.

Afin d'améliorer son produit Léo se lance dans la réalisation d'une nouvelle guitare plus esthétique qui rappelle les formes des belles voitures Américaines.Nous sommes en 1954 date de la première sortie de la Stratocaster équipée de trois micros et d'un vibrato révolutionnaire.Elle sera améliorée régulièrement notament de 62 à 65 aboutissement de caractéristiques exceptionnelles qui entraineront les fameuses séries L de 1963 à 1965.

Le 5 Janvier 1965 la socièté Fender est vendu à CBS pour treize millions de dollars car Léo fatigué et malade doit prendre du recul, cependant il continue de superviser son bébé jusq'en 1969.Malheureusement la qualité de fabrication commence à diminuer au profit des bénéfices et Léo part pour former plus tard, aprés sa gérison une nouvelle entreprise G&L, aprés avoir participer à l'aventure MusicMan .

L'évolution de la Stratocaster de 1954 à nos jours n'est pas superficielle contrairement à son apparence, une multitude de petits détails permet de différencier son âge.

1954 - Manche en érable (Maple Neck)
- Couleur sunburst 2 tons
- Sélecteur de micros 3 positions
-3 Micros à plots dégradés
-Logo Fender en forme de spaghettis
- Oeillet de rétention des cordes rond
-Plaque de protection en bakélite 1 plis, blanche
- 8 vis de fixation de la plaque de protection
- 4 vis de fixation du manche avec plaque
- Mécaniques Kluson
- Vibrato maintenu par 6 vis

1959 - Manche avec une touche en palissandre
- Plaque de protection 3 plis
- 11 vis de fixation de la plaque de protection
- Oeillet de rétention des cordes en forme de vague
- A partir de 1955 le numéro de série est sur la plaque 4 vis de la fixation du manche

1962
- Touche en palissandre bombeé
- Couleur sunburst à 3 tons

1963/1965 - Les numéros de série commencent par un L d'ou les «séries L» tant recherchées
- En 1965 le logo change et s'élargit

1966 - Même logo que 1965 mais la tête devient plus large

1967/1970 -Le logo change
- La lettre F apparait sur la plaque de fixation du manche

1971/1973 - Réglage du manche au dessus; système Bullet et de l'angle le Tilt neck
- 2 Oeillets de rétention des cordes
- Changement de forme des mécaniques avec un F dessus
- Plaque de fixation du manche à 3 vis et forme arrondis ver le bas
- Le corps est réalisé en frêne

1974 - Plots des micros à la même hauteur
- Numéro de série sur la tête commençant par S

1977 - Sélecteur de micros à 5 positions

1979/1983 - Plaque de protection noire ou blanche
- Micros noir ou blanc

1980 - Numéro de série sur la tête commençant par E
- Changement de mécaniques (mécaniques à bain d'huile)

1981 - Différents coloris vifs

1982 - Plaque de fixation du manche à 4 vis de nouveau
- Abandon du système de réglage Bullet
- Micros plus puissants



1983 - Le logo change, plus clair
- Changement de forme des oeillets (arrondis)
- Plaque de protection 1 plis de nouveau
- Perte d'un bouton de tonalité
- Prise jack sur la plaque de protection
- Gros vibrato, peu esthétique et pas trés fiable.La moins prisée des strats!

1986 - Mécaniques Sperzel à blocage sur certains modèles
- Plaque de protection 3 plis à nouveau
- Changement du vibrato, sur 2 pivots , plus performant
- Logo Fender sur la plaque de fixation du manche

1995 - Retour du logo spaguettis
- Numéros de série derrière la tête commençant par N dans les années 90

Voilà pour le développement de la strato, à suivre...

# Posté le dimanche 06 novembre 2005 05:26

Malcom Young

Malcom Young
On ne peut pas sciemment parler d'Angus en ignorant malcom qui, bien que dans l'ombre de son frère, a lui aussi sa place chez les grands guitaristes...

Malcolm est né le 6 janvier 1953 à Glasgow, grand frère d'Angus, il quitte aussi l'école très tôt pour travailler. C'est son grand frère, Georges, qui lui fit découvrir l'art de la guitare, puis c'est à son tour de montrer le chemin à son petit frère, Angus, en lui offrant ça première guitare acoustique. Avant de former AC/DC avec son frère, Malcolm jouait dans le groupe "The velvet underground". Malcolm a pour influences les rolling stones et du jazz tel que Louis Armstrong. C'est le cerveau du groupe, et il a écrit toutes les chansons avec son frère. Équipé d'une Gretsch Firebird avec de grosse cordes, il est sûrement l'un des meilleurs guitaristes rythmiques au monde.

A travers toute sa carrière AC/DC, Malcolm a utilisé sa 1963 Gretsch JetFire Bird (bien que pour la promo de la vidéo de YSMANL, il utilise ce qui semble être une semi-creuse Falcon blanche). Dans la promo du clip Jailbreak, il joue sur une Gretsch couleur fushia à corps solide. Enfin, sur la vidéo de Big Gun, il utilise sa Gretsch régulière. Cette guitare a donc beaucoup servi, à croire qu'elle a fait l'aller-retour entre l'enfer et la terre.. !!...elle a ainsi survécu à trois Monsters of Rock festivals entre autres. Elle a un Filtertron attaché en « bridge » position. Malcolm n'avait pas aimé l'attache au cou et il l'a donc retiré (il y a de ça 20 ans déjà !) A propos, des régalges des potards « Tone », « Volume » et « Master Volume ». Malcolm ne les règle jamais ! En effet, les positions des potards « volume « et « tone » sont toujours en positions « off ». La Gretsch de Malcolm est munie de cordes 12-56 Gibson 900 Ms. Selon mes informations, ces cordes sont très difficile à trouver. Pour « Plectra », Malcolm utilise une Fender extra heavy et des Erine Ball réguliers. Les médiators sont celluloïds extra heavy 1.21 MM en couleur. Il a le logo AC/DC d'un coté et sa signature sur l'autre. Si vous voulez vous procurer une guitare de Malcolm, vous pouvez en avoir une. Si vous ne saviez pas que Malcolm et Gretsch ont produit la « Malcolm Young Signature Model », eh bien, sachez qu'il existe différents modèles: une avec un Flier'Tron pick-up en position « Bridge », et pour les guitaristes moins exigeants, un Filtertron pick-up en « Bridge » et « Neck » positions. Elles sont rouges avec des top options figure érable (comme pour la #1 de Malcolm). Vous pouvez voir chacune d'elle sur Big Gun, Hard as a Rock, Cover you in Oil et Hail Ceasar. Elles ont le potard du volume sur la coupure, ceux des aïgus et de la tonalité, placés plus bas.

La Gretsch de Malcolm coûte autour de $1,595.00. Tout ce qu'on peut y ajouter serait la signature de Malcolm dessus ! Ce que je veux dire par là, c'est qu'une guitare à ce prix autour de $1,600.00 n'est pas donnée et donc, la signature s'impose. Dans ce cas, je suis preneur ! Joe Perry (Aerosmith) l'a fait mais sa guitare est une nullité. La modèle Malcolm signée vient avec des cordes 12-56s'. J'avais lu que si les cordes de cette guitare sont changées avec une autre calibre, vous perdez beaucoup au niveau du réglage de la tonalité. J'ai eu la chance de jouer avec l'une de ces guitares (il faut que votre tonton soit le meilleur ami du gérant de n'importe quel grand magasin de musique style symphonie et ça va tout seul pour essayer les guitares...). Elle est sensationnelle. Elle est légère, à corps semi-creux (je ne le savais pas !). Elle pèse 2 Kg environ, les cordes ont un tirant très lourd. Cette guitare possède une résonance exceptionnelle ! J'ai joué la corde de LA et elle a raisonné indéfiniement ! Cette guitare a une tonalité craquante mais douce avec peu de gain, mais assez chaude, tonalité enveloppante en son clair. Le cou est petit (comparé à la plupart de Gibson). Les cordes de puissance donnent des notes uniques...guitare vraiment extraordinaire ! Je crois que je m'en achèterai une (maintenant il faut voir le prix...ouin snif)

# Posté le samedi 05 novembre 2005 06:34

Modifié le jeudi 14 juin 2007 06:02

Angus Young

Angus Young
J'ai nommé ... ANGUS YOUNG !!

Ce prodige de la guitare est né le 31 mars 1955 à Glasgow en Écosse. Il est le petit dernier de la famille. En 1963, il quitte l'Écosse avec toute sa famille pour aller vivre en Australie dans la banlieue de Sydney. La bas, il quitte l'école dès l'âge de 15 ans et préfère travailler pour se payer du matériel de pro et devenir rocker. Il jouait déjà de la guitare depuis l'âge de neuf ans. Il fini par créer son groupe "Tantrum". C'est un soir de concert, alors qu'Angus rendait fou le public avec son show et ça façon de courir appelé "duck walk", que Malcolm remarqua le talent de son frère, et le recruta aussitôt pour former son nouveau groupe : AC/DC. Angus est un grand fan de Chuck Berry dont ll a piqué le fameux "duck walk". Il joue avec une Gibson SG 1968. Son habit d'écolier lui vient d'une idée de sa soeur, en effet, quand il était jeune, après l'école, il ne prenait pas le temps de se changer pour aller jouer de la guitare. Elle lui a donc dit "pourquoi ne garderais-tu pas ton costume d'écolier pendant les shows ?" Et depuis, il enfile cette tenue à tous les concerts.

La seule guitare qu'Angus ait toujours utilisée est une Gibson SG. A ma connaissance, il a utilisé une SG Standard, une SG spéciale, une reproduction de 1961. Sa première SG fut une 1968 qu'il a toujours gardée jusqu'à aujourd'hui. De nos jours, Angus reste un fervent supporter de la 1961 et il le déclare ! Sur l'album “Ballbreaker”, Angus utilise trois guitares différentes. En général, il a utilisé une 1964 Les Paul/SG à cordes Erine Ball 10-46. Angus aime cette guitare pour son manche fin. Pour les solos, il a utilisé une 1968 à cordes Erine Ball super slinkies 9-46, et sa SG originale de 1968 pour les cordes à tirants lourds sur certains titres. Pour « Plectra », Angus utilise une Fender extra-heavy (110 mm) et comme AC/DC a adopté Ernie Ball, des médiators spéciaux furent
commandés à Andrea Manufacturing. Ces médiators sont celluloïds extra heavy 1.21 mm, couleur imprégnée d'une couche dorée. Angus a le logo AC/DC sur une face, et son propre portrait du diable corné sur l'autre. Pour le Ballbreaker Tour, Angus a emmené quatre guitares mais n'a, en fait, principalement utilisé qu'une seule. Les autres étant réservées pour les sound-checks. Ainsi, si vous aviez vu Angus sur le Ballbreaker Tour, vous auriez remarqué qu'il a principalement utilisé une SG rouge. C'est la 1964 Les Paul/SG. Sinon, la SG noire était celle de 1961 Les Paul/SG. Angus a toujours eu cette guitare dans sa panoplie de SG. Habillé en écolier britannique pour chaque concert, il dégage une véritable puissance en bougeant dans tous les sens. Et continue en ce début de XXIe siècle, de déployer toute son énergie sur scène.

Pour les amplis, Angus et Malcolm utilisent des Marshall. Les garçons préfèrent les vieux modèles. L'ampli principal d'Angus est une ancienne JTM 45. Il l'utilise en studio et en live. .

Fortement influencées par le blues, les compositions d'Angus sont principalement basées sur la gamme pentatonique. Il a largement contribué à la bonne réputation du modèle de guitare auquel il reste fidèle une Gibson SG.

Aujourd'hui, une guitare électrique Gibson (Angus Young Signature SG) a été créée en son honneur, et l'on peut voir, sur le manche, un dessin représentant Angus Young en diable .

# Posté le samedi 05 novembre 2005 06:09

Modifié le vendredi 10 août 2007 05:31

Jimmy Page

Jimmy Page
Jimmy Page est à Heston le 9 janvier 1944.

* ... 15 ans passent ... *

Un soir Neil Christian, un chanteur de rock'n'roll alors célèbre, était de passage à Epsom. A la fin du concert Jimmy Page, âgé de quinze ans, monta sur scène. Neil le remarqua aussitôt et lui proposa de le suivre en tournée. Mais Jimmy Page supportait mal la vie en tournée. Il tomba malade et retourna chez ses parents (on en attendait pas moins de l'homme le plus rock'n'roll du monde).
Après plus d'un an de silence il participa de nouveau à des jams. Il emmena dans sa maison un autre type timide comme lui : Eric Clapton. Dans le salon regorgeant de matériel c'était maintenant le blues que l'on jouait.

* ... Quelques années plus tard ... *

En 1965 Eric Clapton quitta les Yardbirds. Il trouvait inadmissible l'orientation pop du groupe. La place fut proposée à Jimmy. Mais il refusa. Il conseilla à sa place Jeff Beck. Ce dernier, reconnaissant, devait plus tard lui offrir une élégante Fender Telecaster. Jimmy la décora en peignant lui-même des motifs psychédéliques. Il poursuivait les lucratives et harassantes sessions en studio. Il enregistra aussi un single. She's just satisfies pour la face A et Keep Movin en face B. Il passa totalement inaperçu.

Finalement voulant à tout prix changer d'air il accepta une place chez les Yardbirds. Le bassiste Paul Samwell-Smith ayant quitté le groupe Jimmy, qui n'avait jamais joué de basse, le remplaça. Mais c'était temporaire : le temps que Chris Dreja, le guitariste rythmique, se familiarise avec la basse.
Au début pourtant tout sembla aller pour le mieux. L'arrivée de Page avait apaisé la mésentente entre les musiciens. Jeff et Jimmy expérimentaient de nouveaux sons. La guitare électrique n'était pas seulement un instrument produisant des notes mais aussi du bruit, plus ou moins harmonieux, cela en poussant les réglages sur les amplis.

Mais Jeff Beck devint de nouveau de plus en plus inconstant. La tournée américaine, alors en court, tourna au chaos. Finalement il fut viré du groupe au grand soulagement des autres. Page, lui, savait que cette situation ne pouvait durer longtemps. Avec le départ de Beck il devenait le seul maître à bord.

Il n'y avait pas que Jimmy Page qui expérimentait. Eric Clapton, un fois sorti de sa retraite, avait créé un nouveau groupe orienté pop : Cream. Sa musique avait pour base le bon vieux blues. Mais le résultat était bourré aux amphétamines.La guitare ultra saturée de Clapton se frayait un passage dans des terres musicales inexplorées façon bulldozer. Mais toujours avec classe. Ce qui n'était pas un mince exploit. Cependant la révolution vint de l'ouest apportée par un jeune guitariste noir américain alors inconnu : Jimi Hendrix. Ce météore génial inventa, en quelques mois, le langage de la guitare électrique moderne.

Led Zeppelin était le groupe idéal de ceux qui rêvaient les yeux grands ouverts. Mais, peu à peu, le rêve, la part de magie, avaient laissé place aux excès. Si une malédiction pesait sur le groupe, elle était à chercher dans l'abus des drogues et non dans un grotesque pacte avec le diable. Le dernier acte tragique de ces bacchanales était la mort de John Bonham et, ipso facto, du groupe.
Très affecté par la perte d'un ami très cher, Jimmy Page passa de longs mois dans un état dépressif. Lui qui vivait et respirait Led Zeppelin voyait son centre de gravité s'évaporer soudainement.

Jimmy finit par sortir de sa retraite. Il était légitime d'attendre beaucoup du maître de Led Zeppelin. Cependant c'était oublier que la réussite du groupe n'était pas due à lui seul mais au travail collectif de ses membres ainsi qu'à l'harmonie qui régnait entre eux. Il ne faut pas non plus oublier la figure paternelle de Peter Grant, ni « l'efficacité » dans de nombreux domaines de Richard Cole. Cet ensemble faisait ressembler Led Zeppelin à un clan très fermé.

L'heure de la reprise du travail sonna quand un de ses voisins, Michael Winner, lui commanda la bande musicale de Death Wish II ("Un justicier dans la ville"). Le film était une série B. Il avait pour héros Charles Bronson jouant des revolvers et des mitraillettes dans un New York abandonné par la police et livré à une idiote et très méchante racaille. Jimmy s'acquitta parfaitement de ce travail. Le film sorti en 1982 et ne marqua pas les mémoires cinéphiles.

Pendant la même période il se pencha sur le cadavre encore frais de Led zeppelin pour voir ce qu'il pouvait en tirer. C'est non sans mal qu'il porta au jour 8 chansons. John Paul Jones trouva le titre : Coda. Album constitué de maigres reliefs du festin Led Zeppelin.

Se fut à Jimmy Page que la tache revint de s'occuper du pieu volcan éteint et grâce à lui Led Zeppelin connu une deuxième naissance post-mortem. Il fallait absolument un live à la hauteur du groupe. Ce fut chose presque faite avec les superbes BBC Sessions. Le coup de marteau fut asséné en 2003. D'abord avec l'extraordinaire How The West Was Won. Ainsi que deux DVD, plus de 5 heures de film, retraçant la quasi-totalité de la carrière du groupe. Bizarrement les images les plus impressionnantes et touchantes étaient celles de Knebwoth où l'on peut lire sur les visages, les corps, la déchéance des membres de Led Zeppelin.

# Posté le mercredi 02 novembre 2005 14:08

Modifié le mardi 31 juillet 2007 06:28